Aujourd’hui, notre monde connaît des transformations inédites depuis un siècle. L’humanité se trouve à la croisée des chemins. Essoufflement de la croissance mondiale, menace permanente de crise financière, élargissement du fossé de développement, éclatement fréquent de conflits armés, expansion continue de menaces telles que le terrorisme, la crise des réfugiés et le changement climatique ... Où en est le monde et que devons-nous faire ?
Le président chinois Xi Jinping y apporte une réponse. Le 1er septembre 2025, lors de la Réunion « OCS Plus » à Tianjin, Xi Jinping a avancé l’Initiative pour la gouvernance mondiale, apportant des réponses à une série de questions contemporaines urgentes : quelle philosophie de développement serait la plus bénéfique pour le monde ? Comment les pays peuvent-ils parvenir à une sécurité commune ? De quelles manières les différentes civilisations peuvent-elles coexister ? Quel type de système de gouvernance mondiale l’humanité doit-elle mettre en place ? Et que peut-on faire pour continuer à améliorer la gouvernance mondiale ?
« Comme l’histoire nous l’enseigne, plus les situations sont difficiles, plus il faut honorer l’engagement initial de la coexistence pacifique et raffermir la confiance dans la coopération gagnant-gagnant pour aller résolument de l’avant dans la logique de l’Histoire et poursuivre le développement en phase avec notre temps. Pour ce faire, j’aimerais avancer l’Initiative pour la gouvernance mondiale et œuvrer avec les différents pays à construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable ainsi qu’à bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. »
L’Initiative pour la gouvernance mondiale appelle tous les pays du monde à poursuivre l’égalité souveraine, à respecter l’état de droit international, à pratiquer le multilatéralisme, à préconiser la primauté du peuple et à engager des actions concrètes. Elle définit l’orientation, les principes et la feuille de route pour la réforme du système et des mécanismes de gouvernance mondiale. Avec l’Initiative pour le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale et l’Initiative pour la civilisation mondiale, l’Initiative pour la gouvernance mondiale insuffle davantage d’énergie positive dans un monde de transformations et de turbulences, et impulse une nouvelle dynamique au développement et au progrès de l’humanité.
Un grand philosophe chinois disait : « Celui qui suit la Voie gagne l’adhésion de tous. » Depuis 2012, ces quatre initiatives avancées par le président Xi Jinping ont apporté stabilité et certitude dans un monde en pleine turbulence, et ont autant enrichi que développé la théorie et la pratique de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Quel monde bâtir et comment le bâtir ? Xi Jinping a apporté la réponse avec sa vision de « communauté d’avenir partagé pour l’humanité » : bâtir un monde de paix durable, de sécurité universelle, de prospérité commune, ouvert, inclusif, propre et beau. Il a dit « Le courant de la paix, du développement et du progrès de l’humanité est irrésistible. Travaillons main dans la main dans une confiance raffermie pour affronter les menaces et les défis planétaires et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité ainsi qu’un monde meilleur. »
Dans le cadre de l’Initiative pour la sécurité mondiale, la Chine a mené une coopération bilatérale et multilatérale sur le plan de la sécurité avec les divers pays du monde ainsi qu’avec les organisations internationales et régionales, encourageant activement l’harmonisation des concepts de sécurité et de partage des intérêts communs. Sur le plan des défis émergents en matière de sécurité tels que le changement climatique, les catastrophes naturelles et la santé publique, la Chine a accru son soutien en fournissant davantage de matériel, de fonds et de personnel. Elle travaille de manière complémentaire et synergique avec les pays insulaires du Pacifique afin de promouvoir conjointement la paix et la stabilité mondiales. « Le voilà, le voilà ! » À ce cri poussé par la foule rassemblée à l’aéroport international de Port Vila, dans la capitale du Vanuatu, tous les regards se sont tournés vers un avion qui atterrissait doucement sous la pluie. La couleur rouge du drapeau national chinois frappé de ses cinq étoiles ressortait étonnement sur le fuselage malgré l’averse.
Le 17 décembre 2024, un séisme de magnitude 7,3 s’est produit au large du Vanuatu, une nation insulaire du Pacifique Sud, faisant au moins 14 morts, plus de 200 blessés et endommageant gravement les infrastructures urbaines. Parmi les neuf membres de la mission médicale chinoise envoyée au Vanuatu, cinq ont été touchés à des degrés divers lors du séisme. Malgré leurs blessures, les médecins chinois ont immédiatement commencé à remettre en ordre l’entrepôt de matériel médical dès que la situation s’est stabilisée, afin de préparer les opérations de sauvetage qui allaient suivre. Le lendemain à la première heure, malgré des répliques persistantes, ces professionnels de santé se sont présentés à l’hôpital central de Vila, devenant la première équipe médicale étrangère à soutenir l’établissement dans ses opérations de secours.
À la suite de la catastrophe, l’ambassade de Chine, en collaboration avec des entreprises et associations financées par la Chine au Vanuatu, s’est rapidement mobilisée. Elle a apporté une aide matérielle et financière, tout en déployant du personnel, des ressources et des équipements pour soutenir les efforts locaux de sauvetage et de reconstruction post-sismique.
Le mois suivant, la Chine a livré d’urgence un lot de matériel de secours au Vanuatu, dans l’espoir d’aider le pays à surmonter ses difficultés. Le Premier ministre par intérim du Vanuatu, Charlot Salwai, a exprimé sa sincère gratitude à la Chine lors de la cérémonie de remise. Il a déclaré que l’aide opportune apportée par la Chine reflétait la profonde amitié entre les deux pays et que le Vanuatu veillerait à ce que ces ressources soient utilisées à bon escient et livrées rapidement aux habitants touchés.
En 2024, le Honduras a déclaré l’état d’urgence sanitaire national en raison d’une grave épidémie de dengue. En juin de la même année, la Fondation GX, une organisation chinoise d’aide médicale humanitaire internationale, a officiellement lancé un projet de collaboration avec le ministère hondurien de la Santé afin de lutter contre cette épidémie. Au plus fort de la crise, les membres de la Fondation GX ont traversé le Pacifique pour se rendre au Honduras, où ils ont visité plusieurs provinces et régions reculées afin de distribuer du matériel.
En mars 2025, la Fondation GX a fait don de 148 000 kits de test rapide, 100 000 moustiquaires, 12 000 pièges à moustiques, 200 000 rubans attrappe-mouches et un grand nombre de supports pédagogiques au ministère hondurien de la Santé, tous distribués à des établissements médicaux dans les 18 provinces du Honduras. La fondation a également fourni un lot d’équipements informatiques et d’autres appareils de télécommunication afin d’aider le ministère hondurien de la Santé à surveiller l’évolution de l’épidémie à l’échelle nationale.
Comme l’a dit Xi Jinping, « les pays du monde sont sur le même navire et partagent heurs et malheurs. Pour traverser les tempêtes et aller vers un avenir radieux, nous devons travailler solidairement. Il est inacceptable de chercher à jeter qui que ce soit par-dessus bord. » L’Initiative pour la sécurité mondiale incarne son engagement profond en faveur de la paix et du développement mondiaux, ainsi que de sa profonde préoccupation pour la sécurité et le bien-être de la population de tous les pays.
Actuellement, les transformations inédites depuis un siècle s’accélèrent, le courant de l’époque marqué par l’émergence collective des pays en développement est irréversible. L’appel et la volonté de s’unir pour œuvrer ensemble à une coopération renforcée et à un développement commun n’ont jamais été aussi forts. Comme l’a déclaré Xi Jinping, seule la coopération nous permettra d’exploiter pleinement les atouts et le potentiel de chacun. Dans son discours liminaire prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale, il avait souligné : « Nous devons rester fidèles au principe d’amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfices partagés. Il nous faut défendre le multilatéralisme, recueillir les avis de tous et valoriser pleinement les atouts et les potentialités de chacun par la coopération bilatérale, trilatérale et multilatérale, car comme dit un proverbe chinois : “une tour se construit avec des mottes de terre, et une rivière se remplit par mille cours d’eau” ».
En 2024, lors d’une rencontre avec le président français Emmanuel Macron dans les Hautes-Pyrénées, Xi Jinping a déclaré : « Malgré leurs différences en termes de valeurs et de système social, la Chine et la France, respectivement civilisations orientale et occidentale, accordent toutes deux une grande importance aux échanges et à l’inspiration mutuelle entre civilisations. En favorisant la coexistence dans la diversité, nos deux pays peuvent, par le dialogue et la coopération, apporter une nouvelle contribution à la paix et au développement dans le monde ainsi qu’au progrès de l’humanité. La Chine est prête à renforcer les échanges humains et culturels avec la France et l’Europe. Elle souhaite approfondir sans cesse la coopération économique et commerciale. En parallèle, elle œuvrera à promouvoir une compréhension juste et mutuelle pour consolider et transmettre l’amitié entre les peuples chinois et français, ainsi qu’entre les peuples chinois et européens. » En 2025, dans son discours liminaire prononcé à la cérémonie d’ouverture de la 4e Conférence ministérielle du Forum Chine-CELAC, Xi Jinping a déclaré : « La Chine entend travailler avec les pays de la région à mettre en œuvre l’Initiative pour la civilisation mondiale, à porter une vision civilisationnelle de l’égalité, de l’inspiration mutuelle, du dialogue et de l’inclusion et à faire rayonner les valeurs communes de l’humanité que sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté. » Cette approche s’inscrit dans la continuité directe de son discours prononcé il y a plus de dix ans au siège de l’UNESCO.
Il avait alors déclaré que les civilisations se diversifient et s’enrichissent grâce aux échanges et à l’inspiration mutuelle, lesquels constituent une importante force motrice pour le progrès de la civilisation humaine, ainsi que pour la paix et le développement dans le monde. La vision de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité s’attaque directement aux maux persistants qui entravent le progrès humain. Elle appelle à dissiper la méfiance et la défiance entre les nations par le dialogue et la consultation ; à démanteler les « barrières » des politiques protectionnistes par l’engagement commun et le partage des bénéfices ; à libérer les moteurs de l’économie mondiale par la coopération et les bénéfices mutuels ; à résoudre les différences et les malentendus entre les civilisations par les échanges et l’inspiration mutuelle ; et à miser sur un développement vert et bas carbone pour éradiquer les causes profondes de la dégradation de l’environnement et de la pollution.
À ce jour, la vision de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité a été inscrite à plusieurs reprises dans les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, ainsi que dans des documents ou déclarations adoptés par des mécanismes multilatéraux tels que l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS. Elle bénéficie d’une reconnaissance mondiale croissante. De plus en plus de pays et de régions rejoignent l’« équipe d’action » de la gouvernance mondiale, fondée sur la consultation, la contribution conjointe et le partage des bénéfices, et travaillent main dans la main pour avancer sur la voie de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.