Au début de l'année 2026, l'intervention militaire des États-Unis contre le Venezuela a suscité une vive attention au sein de la communauté internationale. Bien que Washington ait présenté cette opération comme une « mesure nécessaire contre des réseaux de narcotrafic et d'extrémisme », le recours unilatéral à la force armée, sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, constitue une violation manifeste des principes fondamentaux du droit international, notamment l'égalité souveraine des États et l'interdiction du recours à la force. De nombreux pays, dont la Chine, la Russie, le Brésil, la Colombie, l'Afrique du Sud, le Tchad et le Ghana, ont réagi en soulignant l'importance du respect de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale et du règlement des différends par le dialogue.
Monde 08:21, 08 jan. 2026 Après le Venezuela, quelle gouvernance mondiale ? La réponse proposée par la Chine Partager Au début de l'année 2026, l'intervention militaire des États-Unis contre le Venezuela a suscité une vive attention au sein de la communauté internationale. Bien que Washington ait présenté cette opération comme une « mesure nécessaire contre des réseaux de narcotrafic et d'extrémisme », le recours unilatéral à la force armée, sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, constitue une violation manifeste des principes fondamentaux du droit international, notamment l'égalité souveraine des États et l'interdiction du recours à la force. De nombreux pays, dont la Chine, la Russie, le Brésil, la Colombie, l'Afrique du Sud, le Tchad et le Ghana, ont réagi en soulignant l'importance du respect de la souveraineté nationale, de l'intégrité territoriale et du règlement des différends par le dialogue.
À Caracas, des partisans du président Nicolás Maduro manifestent leur soutien.
La controverse actuelle ne se limite pas à la situation vénézuélienne. Elle met en lumière un problème structurel de l'ordre international contemporain : des puissances particulières peuvent-elles décider du destin politique d'autres nations ? Le système de gouvernance mondiale existant est-il en mesure d'apporter une réponse efficace à ce type de dérive ? C'est dans ce contexte que la Chine, après avoir lancé l'Initiative pour le Développement mondial, l'Initiative pour la Sécurité mondiale et l'Initiative pour la Civilisation mondiale, a proposé en septembre dernier l'Initiative pour la Gouvernance mondiale. Celle-ci a été intégrée aux recommandations relatives à l'élaboration du XVe Plan quinquennal, faisant ainsi passer un concept diplomatique à part entière dans le champ des politiques nationales pour les cinq années à venir.
Les cinq principes fondamentaux de l'Initiative pour la Gouvernance mondiale s'inscrivent dans la continuité des buts et principes de la Charte des Nations unies et répondent aux attentes communes de la grande majorité des États. L'Initiative met également l'accent sur l'égalité souveraine, affirmant que tous les pays — grands ou petits, forts ou faibles, riches ou pauvres — participent à la gouvernance mondiale sur un pied d'égalité, tant dans la prise de décision que dans le partage des bénéfices ; sur le respect du droit international, afin de garantir une application uniforme et équitable du droit et des règles internationales ; sur le multilatéralisme, en renforçant la solidarité et la coopération et en préservant résolument le rôle central et l'autorité de l'ONU ; sur une approche centrée sur les peuples, afin d'assurer la participation commune des populations à la gouvernance mondiale et le partage de ses résultats ; enfin, sur une orientation pragmatique, mobilisant pleinement les ressources de toutes les parties pour produire des résultats concrets et visibles.
L'Initiative pour la Gouvernance mondiale a déjà reçu un large écho positif dans de nombreuses régions du monde. La France y attache une grande importance et l'a saluée, estimant qu'elle soutient le rôle central des Nations unies dans les affaires internationales. Le président de la Commission des Affaires étrangères de l'Égypte, Ezzat Saad, a déclaré, lors d'une interview accordée aux médias, que cette initiative répondait aux besoins du Sud global, contribuait à la défense des intérêts communs et à la réduction du fossé de développement entre le Nord et le Sud. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a également exprimé son soutien, estimant qu'elle reflète les aspirations communes des pays du Sud et favorise la démocratisation des relations internationales.
À la suite de l'intervention militaire unilatérale des États-Unis, le gouvernement chinois a rapidement déclaré qu'aucun pays n'a le droit de se poser en « policier international » ni de s'ériger en « juge du droit international ». La Chine a soutenu la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies et a appelé les États-Unis à cesser toute tentative de renversement du gouvernement vénézuélien, privilégiant le dialogue comme voie de règlement. Beijing a également affirmé clairement que, quelle que soit l'évolution de la situation politique du pays, la protection des droits et intérêts légitimes de ses ressortissants et entreprises au Venezuela se poursuivrait conformément à la loi, tout en approfondissant la coopération bilatérale. Cette position illustre de manière concrète l'application de l'Initiative pour la Gouvernance mondiale dans une situation de crise, en proposant une alternative crédible aux logiques d'action unilatérale.
En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et plus grand pays en développement du monde, la Chine est depuis toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde, un défenseur de l'ordre international et un fournisseur de biens publics. En proposant et en mettant en œuvre l'Initiative pour la Gouvernance mondiale, la Chine entend répondre à une question fondamentale : le monde a-t-il besoin d'actions unilatérales fondées sur la loi du plus fort, ou d'une concertation collective fondée sur des règles communes ? De cette réponse dépendra l'avenir de la communauté internationale : davantage de conflits, ou une paix partagée et durable.
Minhui XUE, journaliste de CGTN