Ma réponse lors d'une interview sur l'année 2026 et les 70 ans d'ouverture des relations diplomatiques sino-africaines

Par Héribert-Label Elisée Adjovi – Président du Groupe de Réflexion de Xi’an pour la Coopération et le Développement sino-Africains et Président du Caucus des Journalistes Africains pour la Communauté de Destin du Sud Global

Faire le bilan de la coopération contemporaine entre la Chine et l’Afrique, c’est rappeler que la partie chinoise est restée fidèle à ses engagements pris au lendemain de la Conférence de Bandung d’Avril 1955 et dans le cadre du Mouvement des Non Alignés. La Chine a soutenu les nouvelles nations africaines à accéder à l’indépendance et puis, les aider à construire leur développement. Aujjourd’hui, 70 ans après, le bilan est élogieux, au point où, depuis le dernier sommet du Forum sur la Coopération Sino-Africaine de Septembre 2024, la coopération entre la Chine et les pays africains est porté à un niveau de partenariat stratégique.

Il faut dire que, sur terre, sur mer et dans les airs, il y a des résultats. Plus de 100.000 km de routes, ponts et échangeurs, dont l’échangeur de Godomey est le seul dont dispose le Bénin à ce jour. Plus de 10.000 km de voies ferrées, dont la plus célèbre est la ligne ferroviaire Tanzanie-Zambie. Sur mer, plus de 100 ports et pas moins de 80 centrales hydro-électriques. Dans les ais, plus de 100 aéroports construits ou modernisés. Sans oublier les autres aspects de la coopération sino-africaine. En 58 ans, ce n’est pas moins de 23.000 professionnels de santé dans le cadre de la Mission médicale chinoise, qui sont intervenus en Afrique, pour 230.000.000 de patients soignés. Ce sont des milliers de bourses pour les étudiants africains qui poursuivent leurs études en Chine, C’est autant de bourses également, pour les professionnels – que ce soit les fonctionnaires, que les professionnels des différents ordres de métiers -. En dehors de cela, au niveau de l’agriculture, la Chine aide l’Afrique pour la mécanisation agricole, afin qu’il y ait de l’agro-business. Que l’Afrique puisse transformer sur place les produits agricoles, pour la consommation locale, mais aussi pour les exportations. Et nous savons que, depuis le 1er janvier 2025, la Chine a décidé de l’exonération douanière sur les produits agricoles africains en partance pour la Chine, dans le cadre des exportations.C’est vous dire que, la coopération sino-africaine, 70 ans après, est une coopération exemplaire, pour le Sud Global, et un exemple à suivre pour les grandes puissances, dans le réaménagement de leur coopération avec l’Afrique.

Si l’on prend l’Initiative pour le Développement Global, l’Afrique et la Chine ont construit une croissance inclusive. Si l’on prend l’Initiative pour la Sécurité Globale, non seulement il y a des formations pour les forces de défense et de sécurité publique en Chine. Mais aussi, de plus en plus, le déploiement de logistique et le soutien technique, notamment dans la Corne de l’Afrique, dans le Sahel ainsi que dans le Golfe de Guinée. Si l’on prend l’Initiative pour la Civilisation Globale, nous savons très bien que l’année 2026 est dédiée aux échanges humains et culturels sino-africains. Nous voyons qu’il y a un partenariat important entre la Chine et l’Afrique, que ce soit dans le domaine culturel, dans le domaine éducatif – des Professeurs africains et chinois développent des projets ensemble -. Sans oublier que, dans le domaine des médias et bien d’autres domaines, il y a des rapports de plus en plus renforcés entre Chinois et Africains.

En définitive, la coopération sino-africaine est une coopération exemplaire, qui fait école, et qui est très importante à dupliquer dans le cadre de la coopération Sud-Sud, et un exemple pour la réadaptation des anciennes puissances coloniales dans leur rapport, notamment avec l’Afrique.

Voici la version youtube de mon interview