Auteur : Yves MOUILLET Présentateur, CGTN Français Je suis arrivé à Zhangjiakou, au nord de Beijing, en plein hiver. Depuis les Jeux de 2022, j'ai tout de suite senti que la neige ici n'est plus seulement un décor : la station est vivante, fréquentée, et on croise autant des débutants que des skieurs très expérimentés. Pour comprendre ce que “l'après-JO” change concrètement, j'ai décidé de faire comme un touriste : apprendre à skier.
Je retrouve l'entraîneur Wang, l'un des coachs les plus expérimentés du pays. Je lui explique que j'ai déjà pratiqué le snowboard, mais que je n'ai jamais fait de ski à deux skis.
On commence par le choix du matériel et de la tenue, puis on passe sur la neige. Et là, je découvre la réalité : les jambes tremblent un peu, l'équilibre se cherche, et on ne peut pas improviser.
Wang me corrige sans cesse : “relaxe-toi”, “penche-toi légèrement vers l'avant”, “garde les skis parallèles”. Je tombe, je me relève, je recommence… jusqu'à sentir le moment où ça “glisse” enfin.
Face caméra, je le dis clairement : on ne triche pas avec la neige. Mais dès qu'on trouve le bon équilibre, tout devient plus fluide — et même un peu addictif.
Après un passage sur le tapis roulant (magic carpet) et un test sur la piste débutant, je prends la télécabine. C'est là que je rencontre M. Xia, spécialiste des Jeux olympiques. Je lui demande pourquoi il y a autant de monde : il m'explique que c'est l'un des effets directs des JO, avec l'objectif de développer massivement les sports de neige et de glace, et une fréquentation touristique appelée à continuer de croître. Je lui parle aussi de Milan–Cortina, et il souligne le parallèle avec l'organisation “à deux villes”, ainsi que le travail mené ici pour transformer les équipements en héritage durable.
En arrivant en haut, en regardant les pistes pleines et l’ambiance très familiale, je comprends mieux l’après-JO : ce n'est pas seulement une histoire d'infrastructures, c'est une pratique qui s'installe… et une montagne qui continue de vivre.