C'est dans la vie quotidienne que réside l'amour le plus profond d'une mère. C'était l'argent du voyage pour rendre visite à la famille, économisé en ne commandant que des demi-portions de nourriture ; c'était la chaleur des vêtements d'hiver cousus à partir de chutes de tissu ; c'étaient les mots chaleureux venant de l'autre bout du fil… L'amour de Qi Xin, la mère, a profondément influencé Xi Jinping, de manière subtile et progressive. En janvier 1969, alors qu'il avait moins de seize ans, Xi Jinping a pris son sac et a quitté Beijing pour s'installer dans le village de Liangjiahe, dans le nord du Shaanxi, où il a commencé à travailler comme paysan. Sa mère, Qi Xin, lui a confectionné un nécessaire de couture sur lequel elle a brodé trois caractères : « cœur de mère ». Tout au long de ses sept années en tant que jeune instruit, ce petit nécessaire de couture est resté le compagnon constant de Xi Jinping, témoignant de son cheminement et de ses progrès. Lorsque Xi Jinping était à Liangjiahe, sa mère Qi Xin travaillait dans une ferme de la province du Henan avec son plus jeune fils, tandis que ses deux filles travaillaient dans le Corps de production et de construction de l'armée. Toute la famille était dispersée aux quatre coins du pays, séparée de ses propres membres. Qi Xin pensait à l'un sans cesser de se soucier de l'autre. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle prenait du temps pour aller voir ses enfants. Qi Xin a ainsi voyagé dans les provinces du Shanxi, du Shaanxi et de la Mongolie intérieure. Elle dépensait ainsi la majeure partie de son maigre salaire dans ces déplacements. À l'époque, les trains étaient lents et surchargés de passagers ; elle devait donc souvent rester debout pendant tout le trajet.
Durant des années, Xi Jinping et sa mère ont été séparés et leurs retrouvailles se faisaient rares. Pourtant, malgré la distance, le « cœur de mère » restait à ses côtés, sans jamais le quitter. Dans le nord de la province du Shaanxi, Xi Jinping a dû surmonter certaines épreuves de la vie : les invasions de puces, la faim, les conditions de vie, le travail physique et les épreuves de l’esprit. Chaque épreuve l'a fait grandir. Sur cette terre jaune, il s'est pleinement intégré au peuple, a trempé sa volonté et a réajusté le cap de sa vie. C'est ainsi qu'il a ancré en lui son engagement initial et sa mission de consacrer sa vie au service du peuple et de la patrie. ##img HA1778504824.39136a01d4785f8a00.62095705
Qi Xin est une mère bienveillante, mais aussi une combattante révolutionnaire ayant traversé les épreuves de la guerre. Elle a mené pendant de nombreuses années un travail de base dans les zones rurales de la région frontalière du Shaanxi-Gansu-Ningxia, nouant ainsi une profonde relation avec la population. Le personnel travaillant aux côtés de Xi Zhongxun décrivait Qi Xin comme « une personne simple dans la vie quotidienne et qui ne se laissait pas distancer dans son travail ». Les leçons données par sa mère, autant dans ses paroles que dans ses actes, influencent profondément Xi Jinping. Du nord du Shaanxi jusqu'à Zhengding, Xi Jinping a toujours gardé avec lui un matelas rapiécé de toutes parts. Ce matelas a été confectionné avec plus d'une centaine de chutes de tissu, découpées et cousues ensemble par Qi Xin à partir de vieux vêtements. Les cadres du bureau du Comité du Parti du comté de Zhengding avaient voulu acheter du tissu pour lui en faire un neuf, mais Xi Jinping a répondu : « Ce n'est pas nécessaire. Ce matelas me convient très bien. » ##img HA1778505573.24126a01d7653ae122.23431631
Xi Jinping tire une grande fierté d'être né au sein d'une famille révolutionnaire, une famille caractérisée par une rigoureuse tradition d'éducation révolutionnaire. Il se souvient qu'à cinq ou six ans, sa mère lui racontait l'histoire de Yue Fei qui se faisait tatouer dans le dos par sa propre mère ces mots : « Dévoue-toi corps et âme à la patrie ». « J'ai dit : "Mais se faire tatouer, ça doit faire très mal !" Ma mère m'a répondu : "Oui, c'est douloureux, mais c'est ainsi que l'on grave les choses dans son cœur pour ne jamais les oublier." Ces mots "Dévoue-toi corps et âme à la patrie", je les ai gardés depuis ce jour, et ils sont devenus mon objectif de vie. » Élevé au sein d'un foyer imprégné de vertueuses traditions familiales et ayant accompli tout le chemin depuis les terres de lœss, Xi Jinping a toujours placé le peuple au sommet de ses préoccupations. Depuis des décennies, avec une constance inébranlable, il a défendu le principe selon lequel « apporter des bienfaits au peuple constitue la plus grande réussite politique », s'efforçant d'« aimer le peuple comme l'on aime ses propres parents, de veiller à ses meilleurs intérêts et de le conduire vers une vie meilleure ». Après que Xi Jinping a accédé à des postes de direction, Qi Xin lui écrivait souvent des lettres, l'avertissant qu'« au sommet de la montagne, on est davantage exposé au froid », et lui rappelant de faire preuve d'une grande exigence envers lui-même. Une fois, en présence de ses fils et de ses filles, Qi Xin a dit : « Les petits soucis à la maison ne doivent pas affecter le travail. » À peine avait-elle fini de parler, Xi Zhongxun a ajouté sévèrement : « Les grands soucis ne doivent pas non plus affecter le travail ! » ##img HA1778504929.92316a01d4e1e15cc0.94388187
« Bien travailler, bien étudier, tout gérer au mieux », telle est la devise de Qi Xin, et c'est aussi ce qu'elle attend de ses enfants. Lors de la Fête du Printemps de 2001, Xi Jinping, alors gouverneur de la province du Fujian, n'a pas pu rentrer chez lui pour célébrer la fête avec ses parents en raison de ses obligations professionnelles. Les paroles que sa mère lui a adressées au téléphone ont été simples, mais particulièrement réconfortantes : « Mon fils, tu as tellement de travail à faire. Je suis très heureuse d'entendre ça. Peu importe que tu rentres ou pas, tant que tu fais bien ton travail, tu montres la plus grande piété filiale envers nous. Je te soutiens de tout mon cœur. » L'amour le plus profond se trouve dans ce petit nécessaire à couture, mais aussi dans l'affection que l'on porte à ceux qui sont loin.